L’UNISDA
(Union nationale pour l’insertion sociale des
déficients auditifs) fédère les principales associations
représentatives de personnes sourdes ou malentendantes qui
composent le monde de la surdité en France. Elle les
représente auprès des pouvoirs publics. Porte parole du
comité d’entente des associations représentatives de
personnes handicapées, elle siège également à la commission
permanente du CNCPH (Conseil National Consultatif des
Personnes Handicapées). Son président siège, par ailleurs,
au conseil de la Caisse Nationale de Solidarité pour
l’Autonomie (CNSA).
L’Unisda
gère le
centre IDDA
(centre d’information et de documentation sur la
déficience auditive) et contribue au fonctionnement
du
centre d’information sur la surdité
(CIS)
d’Ile-de-France.
Site UNISDA
Communiqué
du 03 Juillet 2008
Le Gouvernement confirme un plan d'actions en direction des
personnes sourdes ou malentendantes.
- Accompagnée
de
Michel Boyon, président du CSA (Conseil Supérieur de
l’Audiovisuel), et de
Jérémie Boroy, Président de
l’UNISDA,
Valérie LÉTARD, Secrétaire d’État à la
Solidarité, a
visité le 3 juillet 2008 l’entreprise
Red Bee Media,
qui assure le sous-titrage des programmes de certaines
chaînes TV. Elle s’est ensuite rendue dans un
café-restaurant de Paris pour faire la promotion du
sous-titrage dans les lieux publics. À cette occasion, la
ministre a confirmé et précisé les engagements du
gouvernement présentés lors de la conférence nationale du
handicap du 10 juin dernier.
Au programme de l’intervention de
Valérie LÉTARD:
-Accessibilité
de l’information et des programmes télévisés.
-Accessibilité
téléphonique et centres relais.
-Éducation
des jeunes sourds et liberté de choix du mode de
communication.
-Information
des familles et des personnes devenues sourdes.
-Développement
des métiers de l’accessibilité.
Le dispositif des Centres d’Information sur la
Surdité (C.I.S.) sera remis à plat.
« Leur
mission n’est pas remise en cause, car elle est
fondamentale : assurer la liberté de choix du mode de
communication mais leur modalité d’organisation est
certainement à revoir. Un groupe de travail sur ce sujet va
être mis en place. »
Les
enfants sourds pourront avoir une scolarité en milieu
ordinaire correspondant à leur choix de mode de
communication :
Une
conférence de consensus sur l’éducation et la
scolarisation des jeunes sourds sera organisée dès le début
de l’année 2009 avec l’Éducation nationale, les
autres ministères concernés et les associations
représentatives. l’Education nationale travaille sur
la mise en place de parcours scolaires intégrés en milieu
ordinaire avec codeurs en langage parlé complété (LPC) ou
en classe bilingue langue des signes française (LSF) -
français écrit. La même démarche va être entreprise au
niveau de l’enseignement supérieur : des filières
accessibles seront expérimentées dès la rentrée 2008 dans
une université. Si les résultats sont concluants, cette
expérimentation sera progressivement étendue à
d’autres facultés.
Les jeunes sourds pourront avoir une scolarité mieux
accompagnée :
Lors de
la Conférence nationale du handicap, le Gouvernement
s’est engagé à créer des places en SESSAD spécialisés
pour les jeunes sourds.
« Pour que ces structures donnent pleinement satisfaction
aux familles, en permettant effectivement la mise en
œuvre du projet linguistique de l’enfant, la
priorité sera donnée aux structures qui ont un projet
linguistique clair », qui prévoient des services
d’interprète ou de codeur et qui s’inscrivent
dans la logique de l’accompagnement de ces enfants à
l’école ordinaire.
Confirmant l’annonce du président de la République du
10 juin 2008 et
pour ouvrir le marché de l’emploi aux sourds et
malentendants, le gouvernement lancera en 2009 un premier
centre relais téléphonique permettant d’assurer la
traduction simultanée en langue des signes et en français
écrit des conversations. « Pour y parvenir, un comité de
pilotage rassemblant les opérateurs, les associations, les
entreprises de centres d’appel va être mis en place
afin de définir un cahier des charges pour expérimenter un
premier centre et tester grandeur nature les conditions
d’un déploiement national. »
Les métiers dont le développement est indispensable pour
l’intégration des personnes sourdes et malentendantes
feront l’objet d’une
réflexion spécifique dans le cadre du plan
métiers.
Le projet d’obligation
d’activation du sous-titrage sur les téléviseurs dans
les lieux publics a été reprécisée.
La réflexion sur l’accessibilité en Langue des Signes
Française du 19/20 de France 3 a également été
rappelée,
confirmant la demande de
Christine ALBANEL, Ministre de la Culture, et
de
Valérie LÉTARD,
au
Président du Groupe France Télévisions, à l’occasion de la
Commission Nationale Culture et Handicap du 19 juin 2008.
Avant l’intervention ministérielle, le président
du
CSA, Michel BOYON, est intervenu pour rappeler
l’implication du conseil dans la mise en œuvre
des obligations nouvelles de la loi du 11 février 2005 en
matière d’accessibilité des programmes télévisés.
Jérémie
BOROY était accompagné d’une délégation représentant
la diversité des associations : AFIDEO, ALPC et ANPEDA,
BUCODES,
MDSF
et FNSF. Il a confirmé le développement particulièrement
visible des programmes sous-titrés, en regrettant toutefois
que la part des programmes également accessibles en LSF
soit encore trop faible. Le président de l’UNISDA a
par ailleurs rappelé les principales attentes des personnes
sourde sou malentendantes, en particulier en matière
d’accessibilité et d’éducation.
L’UNISDA se félicite de cette prise en compte précise
par le gouvernement des demandes qu’elle porte avec
les associations nationales et salue l’ambition du
plan transversal d’actions annoncé par
Valérie LÉTARD.
Les spécificités liées à la diversité des publics de
personnes sourdes ou malentendantes semblent avoir été
entendues. L’UNISDA et ses composantes resteront
vigilantes quant à la mise en œuvre effective des
mesures proposées et contribueront pour leur part aux
travaux annoncés.
Pour voir les extraits de l'intervention de Valérie Létard
: http://www.unisda.org/spip.php?article234
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Après la Conférence nationale handicap du 10 Juin
2008....(pour
+ de détails , voir le site de
l’UNISDA.)
Conférence Nationale du Handicap du 10 juin 2008
Les propositions de l’Unisda entendues par le
Gouvernement
1-Centres relais
2-choix linguistiques dans les projets scolaires
3-sous-titrage TV dans les lieux publics
À l’occasion de la
conférence nationale du handicap du 10 juin 2008, plusieurs
mesures ont été annoncées, dont un certain nombre répondent
directement aux attentes qui avaient été exprimées par les
associations nationales de l’UNISDA.
Le
Président de la République,
Nicolas Sarkozy, a ainsi annoncé dons son
intervention que :
«
Pour que les personnes sourdes et malentendantes aient
accès au téléphone, on va créer des centres relais qui
permettront d’assurer en simultané la traduction des
conversations. Il s’agit d’une innovation
essentielle ».
Tout au long de la conférence,
Valérie Létard, Secrétaire d’État à la
Solidarité,
et
Patrick Gohet, Délégué interministériel aux Personnes
handicapées,
sont revenus sur les décisions prises en direction des
personnes sourdes ou malentendantes.
Extrait du Pacte national pour l’emploi des personnes
handicapées :
Des centres relais pour les personnes sourdes et
malentendantes seront créés pour permettre à ces personnes
d’accéder au téléphone, moyen de communication qui
conditionne bien souvent l’emploi. À titre
expérimental, un premier centre relais sera créé dès 2008
et deux autres en 2009.
Extraits
des objectifs du plan pour l’accessibilité de la vie
de la Cité :
Rendre obligatoire, pour tous les postes de télévision
émettant dans un lieu public ou établissement recevant du
public (aéroports, cafés, hôtels, hôpitaux…)
l’activation du sous-titrage.Assurer
l’accessibilité du téléphone, à travers la création
de centres relais téléphoniques permettant d’assurer
la traduction simultanée en langue des signes et en
français écrit des conversations : une convention de
partenariat sera signée avec les opérateurs de téléphonie,
les gestionnaires de centres d’appel,
l’AGEFIPH, le FIPHFP et les associations
représentatives des personnes sourdes et malentendantes
avant la fin de l’été pour mettre en place un comité
de pilotage chargé d’établir un cahier des charges
d’expérimentation et d’assurer le lancement
d’un premier centre relais au premier semestre
2009.
Extraits
des orientations du plan pour la scolarité adaptée aux
besoins des enfants handicapés :
Donner
aux enfants sourds les moyens de suivre une scolarité dans
le respect du choix de leur mode de communication : en
organisant dès le début de l’année 2009 une
conférence de consensus sur l’éducation et la
scolarisation des jeunes sourds, avec l’Éducation
nationale, les autres ministères concernés et les
associations représentatives en proposant selon des
modalités et un calendrier à déterminer des parcours
scolaires en milieu ordinaire avec codeurs en langage parlé
complété (LPC) ou en classe bilingue langue des signes
française (LSF) – français écrit.
D’autres mesures seront
confirmées ou annoncées lors d’une prochaine
rencontre avec les associations nationales représentatives
de personnes sourdes ou malentendantes.
Par ailleurs, le lancement avant la fin du mois de juin
d’une réunion de travail sur le projet de Conseil
Supérieur de la Langue des Signes Française a été
confirmée, ainsi qu’une prise en compte des sujets
spécifiques aux personnes sourdes par l’Observatoire
Nationale pour la Formation, la Recherche et
l’Innovation sur le handicap (ONFRI).
L’UNISDA se félicite de ces annonces, qui
vont dans le sens des aspirations des personnes sourdes ou
malentendantes et témoignent d’une adhésion aux
propositions que nous avions formulées. Les associations de
l’Unisda resteront naturellement vigilantes quant à
la mise en œuvre de ces propositions et y
contribueront. Elles attendent toutefois que le ministère
de l’Éducation nationale sorte de son mutisme et
prenne en compte ces objectifs, en amont de la rentrée
scolaire de septembre 2008, afin que les dispositions de la
loi du 11 février 2005 qui concernent les jeunes sourds ne
soient plus ignorées. L’Unisda attend par ailleurs
que d’autres réponses viennent compléter ces
décisions pour élaborer, de façon transversale et avec les
pouvoirs publics, un parcours cohérent dans notre société
du jeune et de l’adulte malentendant, sourd ou devenu
sourd.
Xavier Darcos,
Ministre de l’Éducation nationale,
Xavier Bertrand, Ministre du Travail et des
Relations sociales,
Laurent Wauquiez, Secrétaire d’État à
l’Emploi,
André Santini,
Secrétaire d’État à la Fonction Publique, ont
également participé à cette première conférence du
handicap. Jérémie
Boroy,
Président de l’Unisda,
y est intervenu, au cours de la table ronde consacrée à la
scolarisation, pour rappeler les attentes des familles de
jeunes sourds.
La conférence, dont la fréquence triennale et le contenu
sont définis par la loi du 11 février 2005, était
entièrement accessible : LSF, LPC, transcription écrite
simultanée, boucle magnétique.
La diffusion télévisée sur Public Sénat reprenait
d’ailleurs intégralement cette accessibilité.
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Communiqué
Unisda du 19 juin 2008 (pour
+ de détails , voir le site de
l’UNISDA.)
Accessibilité TV : le gouvernement demande à France
Télévisions de poursuivre la mise en œuvre de la loi
du 11 février 2005 et de développer les programmes
accessibles en Langue des Signes Française.
La Commission Nationale Culture et Handicap s’est
réunie le 19 juin 2008, sous la présidence de Christine
Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, et
de Valérie Létard, secrétaire d’État chargée de la
Solidarité, en présence de Patrick Gohet, délégué
interministériel aux Personnes handicapées, de Patrick de
Carolis, président du Groupe France Télévisions, et des
associations représentatives et des administrations
concernées.
L’accessibilité
des programmes télévisés aux personnes sourdes ou
malentendantes a fait
l’objet de plusieurs interventions.
Christine
Albanel,
Ministre de la Culture et de la
Communication,
a
déclaré que : « France Télévisions
s’attelle à améliorer depuis quelques années
l’accessibilité des programmes aux personnes sourdes
et malentendantes par le
développement du sous-titrage et je
m’en félicite. Il serait désormais important de
prendre en compte l’intégralité de la communauté
sourde en proposant
une traduction en langue des signes d’un journal
télévisé à une
heure de grande écoute sur l’une des chaînes du
groupe public » et a cité l’exemple du
19/20
de
France 3.
Valérie
Létard,
Secrétaire d’État en charge de la
Solidarité, a
confirmé une des mesures annoncées le 10 juin dernier
visant à « rendre
obligatoire l’activation du sous-titrage pour tous
les postes de télévision émettant dans un lieu
public ou un
établissement recevant du public (aéroports, cafés, hôtels,
hôpitaux). » et a ajouté : « Je sais que les
attentes sont fortes sur cette question du sous-titrage et
le Gouvernement mettra tout en œuvre pour
permettre qu’en 2010 100% des programmes télévisés
soient sous-titrés. Je
comprends également le souhait des personnes sourdes
d’étendre plus largement la traduction des programmes
en Langue des Signes Française (LSF). Cette attente est
légitime car aujourd’hui dans notre pays
il n’est pas concevable que les personnes sourdes ne
puissent faire le choix de leur mode de
communication.
C’est pourquoi, je souhaite vivement qu’une
réflexion soit engagée avec nos partenaires de
l’audiovisuel sur cette question, notamment dans le
cadre des discussions engagées avec le service public de
l’audiovisuel, tout comme nous allons engager en
parallèle avec le ministre de l’Éducation nationale
une réflexion sur la scolarisation des jeunes
sourds. »
Patrick
de Carolis
Président de groupe France Télévisions a
confirmé la volonté de son groupe d’être au
rendez-vous fixé par la loi en 2010 avec 100% des
programmes accessibles. Il s’est dit disposé à
engager une réflexion sur le développement des programmes
accessibles en LSF, notamment pour un journal télévisé,
conformément à la proposition des ministres.
Jérémie
Boroy,
Président de l’Unisda, a
salué le chemin parcouru depuis la précédente réunion de
cette commission, le 1er juin 2006, qui avait lancé une
forte mobilisation impliquant pouvoirs publics, chaînes et
associations, pour que les programmes liés aux élections de
2007 soient le plus largement accessibles. Il a adhéré aux
commandes et annonces des deux ministres qui vont
pleinement dans le sens des propositions de l’Unisda
et des aspirations des personnes sourdes ou
malentendantes : développement de
l’accessibilité en LSF avec au moins un journal
télévisé, obligation de reprise du sous-titrage sur les
postes de télévision dans les lieux publics. Il a également
souhaité que soit réaffirmée la mission essentielle du
service public de l’audiovisuel en matière
d’accessibilité et que le débat actuel sur la
télévision publique ne remette pas en cause les ambitions
de la loi du 11 février 2005. Jérémie Boroy a par ailleurs
évoqué les programmes régionaux de France 3, dont
l’accessibilité n’est pas encore prévue, et la
reprise du sous-titrage sur la VOD et les DVD de France
Télévisions.
L’Unisda
se félicite de cette volonté affichée de rendre effectives
les dispositions prévues par la loi et d’élargir
davantage le cadre prévu par le contrat d’objectifs
et de moyens du groupe France Télévisions signé avec
l’État en avril 2007. Les associations restent
mobilisées et vigilantes pour que ces chantiers soient
suivis d’effets et partagés par le plus grand nombre
de chaînes.
