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Objet : LCI -Lancement des JT sous-titrés et en langue des signes française jeudi 11 février à 12h


Boulogne-Billancourt, mardi 9 février 2010

LCI ACCESSIBLE AUX SOURDS ET MALENTENDANTS DES LE 11 FEVRIER    

          

LCI rend ses journaux accessibles aux quatre millions de personnes qui souffrent de déficience auditive.    A partir du 11 février, la chaîne diffusera tous les jours trois journaux sous-titrés, à 14h, 16h et 17h et un journal supplémentaire à 15h le samedi et le dimanche.   Les téléspectateurs malentendants pourront activer le sous-titrage télétexte sur les réseaux CanalSat et TNT.   LCI diffusera également du lundi au vendredi à 20h une édition en langue des signes française (LSF), présentée en alternance par Fréderic Marchesan et Béatrice Blondeau, interprètes en langue des signes française.   

      TF1 - DIRECTION DE LA COMMUNICATION     Contact  presse LCI : Virginie Perre  01 41 41 14 53     vperre@lci.fr <</span>mailto:vperre@lci.fr>      


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Communiqué de l’AFP sur l’obligation du S/T à 100% sur les chaines de télévision

PARIS, 9 fév 2010 (AFP) - Après un rude combat des sourds et malentendants, les grandes chaînes de télévision vont devenir accessibles à 100% aux quatre millions de déficients auditifs Français, qui vont aussi pouvoir profiter, pour la première fois, des chaînes d'information en continu.
La loi du 11 février 2005 sur le handicap avait donné cinq ans aux chaînes hertziennes pour sous-titrer l'intégralité de leurs programmes: à compter de vendredi, ce devrait être chose faite pour TF1, France 2, France 3, France 5, Arte, Canal+ et M6.
Le combat pour en arriver là a été "long et difficile", témoigne Jérémie Boroy, président de l'Unisda (Union nationale pour l'insertion sociale des déficients auditifs).
Des discussions ont été engagées dès les années 1970 avec le service public télévisé, qui a proposé ses premiers sous-titrages au début des années 1980 via le décodeur Antiope.
"Jusqu'en 2004 nous avions beaucoup de mal à nous faire entendre, nous passions pour des fous en revendiquant les 100%", se rappelle M. Boroy.
Si beaucoup de programmes de stock (fictions, films, jeux enregistrés...) sont devenus progressivement accessibles, le retard a longtemps porté sur les journaux télévisés et l'ensemble des émissions en direct, dont le sous-titrage nécessite une pratique particulière et coûteuse.
France 2 a été pionnière en la matière, à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007, rejointe par TF1, M6 et Canal+: "pour la première fois, le pluralisme de l'information pénétrait dans les foyers de personnes sourdes ou malentendantes qui ont dû apprendre à faire un choix - et qui dit choix dit citoyenneté", fait valoir le responsable de l'Unisda.
A l'heure actuelle, la plupart de ces chaînes ont déjà quasiment 100% de leur antenne accessible. Canal+ s'y est mis depuis le 1er février, avec ses programmes emblématiques comme les "Guignols" ou "Le grand journal".
Pour France Télévisions, le sous-titrage des jeux olympiques de Vancouver qui commencent vendredi sera un véritable "baptême du feu", dit Olivier Harland, qui pilote le dossier au sein du groupe public.
La grande nouveauté viendra aussi des chaînes d'information en continu qui vont, pour la première fois à partir de vendredi, sous-titrer plusieurs journaux.
La loi imposait initialement à i-TELE, BFMTV et LCI de rendre 40% de leur antenne accessible aux malentendants. "Cela représentait 14% de leur budget. Avec la crise, elles parlaient de mettre la clé sous la porte... Il a donc fallu trouver une solution qui convienne à tous, un vrai casse-tête!", raconte Christine Kelly, en charge du dossier au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
Ces chaînes privées concurrentes se sont partagées la journée dans les heures creuses où les grandes chaînes ne font pas d'information: trois journaux sous-titrés dans la tranche de 09h00-12h00 sur BFMTV, trois sur LCI l'après-midi, trois sur i-TELE le soir... et, en plus, un journal en langue des signes, canal prioritaire d'accès pour beaucoup de sourds dont c'est la langue première.
Cette nouvelle accessibilité est particulièrement appréciée, et pas seulement des sourds et malentendants: elle le sera aussi de leur famille et de tout téléspectateur dans un environnement bruyant (cafés, etc.).
Longtemps en retard, la France commence maintenant à être citée comme référence, même si la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont de longues années d'avance, dit M. Boroy.
Mais bien des choses restent à améliorer, notamment la qualité du sous-titrage en direct et la traduction en langue des signes pour l'information, les débats ou les programmes pour enfants ne sachant pas encore lire.
juc/bp/DS


PARIS, 9 fév 2010 (AFP) - Le sous-titrage en direct, qui permet de rendre accessible aux sourds et malentendants les émissions en live et les journaux télévisés, est une technique coûteuse, dont la qualité doit encore être améliorée.
Totalement différent du sous-titrage des programmes de stock (fictions, émissions enregistrées), ce procédé accessible via la télécommande fonctionne avec un sous-titreur vocal, appelé "répétiteur". Devant le poste, casque aux oreilles, il répète ce qu'il entend, en ajoutant la ponctuation.
Un logiciel de reconnaissance vocale transcrit ensuite les phrases et envoie le texte aux chaînes, "avec ou sans correcteur d'orthographe", explique Alexander Keiller, de la société Red Bee Media, spécialisée dans l'accessibilité.
Le correcteur rectifie les fautes d'orthographes, d'accord, les homophones ("mer" et "mère") ou les noms propres, qui ne peuvent tous être enregistrés à l'avance dans le logiciel.
Il y a un décalage inévitable avec l'image, qui ne dépasse pas 15 secondes et varie selon les degrés de correction.
Plus les textes arrivent à l'avance, plus il est réduit. "Avec les Guignols on essaie d'envoyer les textes le plus en amont possible, ne serait-ce qu'une demi-heure, et ça marche bien", dit Jean-Daniel Sammut, directeur des opérations de Canal+.
L'effet comique est en revanche plus dur à rendre dans le "Petit journal" de Yann Barthès, où texte et image sont étroitement imbriqués.
Les tarifs oscillent entre 10 et 25 euros la minute. Les sous-titreurs se relaient devant l'écran toutes les 15 minutes. Ce travail nécessite une compréhension poussée de la langue et un talent d'interprète.
Pour l'Union nationale pour l'insertion sociale des déficients auditifs, qui réclame une meilleure professionnalisation du métier, "la tendance des prestataires à baisser leurs tarifs entraînent des conditions de travail plus difficiles et l'étape de relecture/correction a tendance à sauter".




Association de défense des droits et à la citoyenneté des Sourds de France - Défendre la langue des Signes française - Pour l'égalité des droits et des chances à participer à la vie sociale, culturelle et aux loisirs- Cours d'intiation à la Langue des Signes Française et à la formation sur l'accueil des personnes sourdes et malentendantes.