Accessibilité des programmes de télévision pour les sourds (2010)


Question N° : 71451 de M. Alain Bocquet (Gauche démocrate et républicaine - Nord)
Question publiée au JO le : 16/02/2010 page : 1554 Réponse publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5238
Texte de la question
M. Alain Bocquet attire l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur les préoccupations que semblent susciter pour des personnes atteintes de surdité, le nombre insuffisant de programmes télévisuels traduits en langage des signes. Il lui demande quelle connaissance a le ministère de la situation actuelle et si des dispositions sont envisageables ou prévues afin d’améliorer les choses au bénéfice des personnes concernées, sachant en outre, qu’en raison des plafonds de ressources pris en compte, nombre de nos concitoyens confrontés à cette infirmité restent redevables de la redevance télévision.
Texte de la réponse
La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a posé le principe d’adaptation de la totalité des programmes télévisés des principales chaînes de télévision à compter de 2010. Ce dispositif est le plus ambitieux d’Europe, ainsi que le reconnaissent les associations de personnes sourdes ou malentendantes. Les efforts financiers consentis par les diffuseurs en la matière sont importants. Bien que la loi ne détermine pas la méthode d’adaptation des programmes, devant être retenue, le sous-titrage spécifiquement destiné aux personnes sourdes ou malentendantes est un premier objectif qui doit être poursuivi. Pour les programmes diffusés en direct, la mise en œuvre de cette obligation d’adaptation des programmes rencontre encore des problèmes d’ordre qualitatif, notamment de synchronisation des sous-titres. Pour les autres types de programmes l’accès au sous-titrage s’est considérablement développé.
Pour plus d’efficacité, le dispositif d’adaptation pourrait être complété par un recours plus significatif à la langue des signes française même si cette méthode présente plusieurs inconvénients : elle exige du téléspectateur une attention plus soutenue, elle présente un coût plus élevé pour le diffuseur et, à la différence du sous-titrage, il n’est pas possible de désactiver le dispositif, gênant ainsi les téléspectateurs ne souhaitant pas en bénéficier.
http://questions.assemblee-national...


Question N° : 67971 de M. Jean-Luc Warsmann (Union pour un Mouvement Populaire - Ardennes)
Question publiée au JO le : 29/12/2009 page : 12406 Réponse publiée au JO le : 09/03/2010 page : 2671
Texte de la question
M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur l’accessibilité des programmes de télévision pour les sourds et les malentendants. Il le prie de bien vouloir lui faire connaître l’état des lieux du paysage audiovisuel en la matière.
Texte de la réponse
La loi n 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a posé le principe général d’adaptation des programmes télévisés des principales chaînes de télévision, à l’exception des messages publicitaires et de quelques dérogations justifiées par les caractéristiques de certains programmes, dans un délai maximum de cinq ans suivant la publication de la loi.
En pratique, France Télévisions et les trois grandes chaînes privées TFI, M6 et Canal+ sont soumises à l’obligation d’adapter la totalité de leurs programmes dès cette année. D’autres dispositions ont également été prises pour les chaînes de la télévision numérique terrestre, les télévisions locales et les chaînes du câble, du satellite et de l’ADSL. Ainsi, les chaînes hertziennes dont l’audience moyenne annuelle est inférieure à 2,5 % de l’audience totale des services de télévision devront s’engager à rendre accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes 40 % de leurs émissions hors écrans publicitaires à compter de cette année. Cette proportion est fixée à 20 % pour les chaînes du câble, du satellite et de l’ADSL. Ce nouveau dispositif est le plus ambitieux d’Europe ainsi que le reconnaissent les associations de personnes sourdes ou malentendantes.
Les efforts financiers consentis par les diffuseurs en la matière sont importants. En 2008, France Télévisions a adapté 63 % de ses programmes (63 % des programmes de France 2,71 % des programmes de France 3 et 59 des programmes de France 5) ; TFI et M6 ont respectivement sous-titré 71 % et 50 % de leurs programmes.
Sur le plan qualitatif, les chaînes publiques sous-titrent tous les genres de programmes et à toute heure de la journée. France 2 propose ainsi une très large offre de programmes sous-titrés en direct : les journaux télévisés de 13 h00 et 20 h00, les grands événements sportifs, les émissions à caractère religieux, etc. représentant entre 900 et 1 000 heures par an. France 2, France 3 et France 5 proposent également des programmes accessibles en langue des signes éditions quotidiennes d’information de 6 h30 et 8 h45 dans Télématin sur France 2, Questions au Gouvernement sur France 3, L’oeil et la main sur France 5.
A destination des enfants sourds ou malentendants, on relèvera que le service de télévision Tiji s’est engagé à diffuser chaque semaine une émission d’apprentissage de la langue des signes à compter de l’année 2010 ainsi qu’une émission de la grille traduite en langue des signes à compter de 2011. Canal J diffusera également ces émissions.
En cas de manquement à leurs obligations légales et conventionnelles, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) peut adresser aux chaînes une mise en demeure et engager à leur encontre une procédure de sanction lorsque cette mise en demeure n’est pas respectée. Ainsi, le CSA a adressé des mises en demeure à certaines chaînes pour le non respect de leur obligation d’adaptation des programmes pour les personnes sourdes ou malentendantes.
http://questions.assemblee-national...

Association de défense des droits et à la citoyenneté des Sourds de France - Défendre la langue des Signes française - Pour l'égalité des droits et des chances à participer à la vie sociale, culturelle et aux loisirs- Cours d'intiation à la Langue des Signes Française et à la formation sur l'accueil des personnes sourdes et malentendantes.