HISTORIQUE
(*)
Un point
d’histoire …comment et pourquoi fut créé le
Mouvement Des Sourds le 27 Novembre
1985.
(*)
Sources : Archives personnelles et Ecrits
de Mme Emma VERNET rédigés en Juin 2002, Membre
d’honneur – Co-Fondatrice du
« MOUVEMENT DES
SOURDS » - Secrétaire Générale du
« MDS » et « MDS de France » - 1985/1994.
Je ne
rentrerai pas dans les détails des conclusions du Congrès
de Milan en 1880 ; chacun de nous sait ce
qu’elles ont coûté au monde des Sourds depuis un
siècle dans notre pays, mais une courte allusion cependant
à un Congrès de Sourds à Chicago en Juillet 1893
s’impose.
Monsieur
Joachim LIGOT, sourd et professeur de sourds à Vitré (Ile
et Vilaine), y était rapporteur ; à ce titre, il énumérait une
brillante pléiade de professeurs sourds-muets, érudits,
littéraires, mathématiciens, ouvrant des classes dans
plusieurs villes de France, Amiens, Arras,
Lille.
Après
ceux qu’Il appelait volontiers professeurs géants,
d’autres professeurs sourds de Nancy, Marseille,
Rodez, Rouen, Caen et tant d’autres qu’il
serait trop long de vous énoncer, TOUS, soutenaient
énergiquement le drapeau de l’Abbé de l’Epée,
quand l’oralisme pur vint briser si brusquement leur
carrière.
Avec
véhémence, J.LIGOT s’indignait des conséquences
issues du Congrès de Milan dont les promoteurs de la
méthode orale faisaient faire un pas en arrière à
l’enseignement des jeunes sourds après seulement
quelques années d’application et mettaient fin à la
série des sourds-muets hors ligne.
Mais déjà
Il préconisait la méthode « mixte ».
Durant
l’époque contemporaine de nos Aînés l’on en
remarquera une nouvelle dans la vie des
sourds-muets : celle de faire prendre en charge
par l’Education Nationale l’enseignement
gratuit et obligatoire des jeunes sourds d’où
plusieurs interventions auprès des parlementaires en 1937,
1947 et le 1er Août 1956 entre autres, un projet de loi fut
déposé par Monsieur Philippe BILLIERES Ministre de
l’Education Nationale suite à une entrevue que la
Fédération Nationale des Sourds-et-muets de France avait
obtenue le 8 Juin 1956 au cours de laquelle nous insistions
pour le transfert en matière d’enseignement, du
Ministère de la Santé Publique à celui de l’Education
Nationale. Si la proposition de loi fut adoptée, il
n’en a pas été de même pour son décret
d’application, et un changement de
gouvernement aidant, il ne fut plus question de
rien.
Je
m’en suis fort bien souvenu pour y avoir participé en
tant qu’interprète avec Lucien MOREL Président de
ladite Fédération qui avait trouvé là un défenseur acharné
de la reconnaissance de l’Identité du Sourd au
travers d’un enseignement égal à celui de tous les
Français de la Maternelle à l’Université. Ce
flambeau, repris ces années-là, a été le prémice de tout ce
qui va suivre, face à tous les moyens dont nous pourrions
disposer avec les progrès de la Société.
Qu’étaient devenus les
Sourds depuis plus de 100 ans ?
Comment
?
Préambule
En 1980,
l’UNISDA n’ayant pas d’interprète
disponible Pour une conférence de presse, mon vieil et
fidèle ami Lucien MARCHEGUET souhaita que je réponde à son
appel … Il venait insensiblement de me remettre le
pied à l’étrier.
C’est ainsi que je repris
contact avec les sourds quoique ne les ayant jamais quittés
puisque moi-même fille de parents sourds-muets. Je
retrouvai parmi eux des fils ou filles (devenus
responsables de leur association) dont j’avais bien
connu les parents sourds-muets dans les années 50, et
constatant près de 30 ans plus tard, à
l’aube de l’an 2000, qu’ils en étaient
toujours au même point je leur indiquai une des seules
marches à suivre, à l’instar de leurs
Aînés : saisir la députation
revendiquant la reconnaissance de la L.S.F de par
l’existence de leurs cours de
L.S.F.
Début
1982, Monsieur Anicet LE PORS Ministre de la Fonction
Publique et des Affaires Sociales réunissait plus de 50
associations de Handicapés.
Sollicitée par Mr A.LE PORS pour
traduire en L.S.F la totalité des interventions,
j’attirai son attention sur le fait que les problèmes
posés par la SURDITE étaient tout à fait
spécifiques.
Dans le
même temps, j’avais adressé une relance personnelle
auprès de Mme QUESTIAU Ministre de la Solidarité pour une
prise en charge par l’Etat des interprètes pour
sourds-muets.
Ma démarche sera prise en compte
en 1984 par le Ministre de la Fonction Publique A. LE PORS
dans son cahier des Charges, de la création d’un
Corps d’Interprètes d’Etat en
L.S.F.
Le 12
Juin 1982 s’organise donc une Table Ronde autour de
laquelle je pus rassembler pour la première fois 22
représentants aussi bien des associations récemment créées
que d’Amicales d’Anciens Elèves, des Directions
d’Etablissements scolaires de Jeunes Sourds et de
l’UNISDA.
En 1983,
mes contacts avec la Haute Autorité de l’Audio-Visuel
pour une traduction gestuelle au journal télévisé de TF1
durant la campagne électorale des Municipales. J’en
répercutai la teneur auprès des responsables sourds.
J’informai également Mr G.FILLIOUD Ministre de la
Communication de cette intervention ainsi que les
Directeurs de TF1 ET FR3.
En
octobre de l’année suivante, j’adressai à Mr
G.HAGE, Rapporteur pour Avis du Budget de la Communication
à l’Assemblée Nationale, un courrier en ce
sens.
Après
examen de son rapport, la Commission des Affaires
Culturelles donna « un avis
favorable » à l’adoption des crédits
de la Communication et de la Radio Télévision pour 1985
afin de favoriser l’accès des personnes sourdes et
malentendantes aux émissions de Télévision
(sic).
En Février 1984, lors d’une
nouvelle rencontre d’associations de Handicapés et le
Ministère de la Fonction Publique, deux sourds représentant
« l’ACADEMIE DE LA LANGUE DES
SIGNES FRANÇAISE » et « 2 LPE » ont demandé que soit reconnue la
L.S.F eu égard aux cours qui étaient déjà mis en place et
les résultats obtenus.
C’est alors qu’une
seule évidence est apparue : il se confirma une intervention
auprès des Députés. J’encourageai un noyau de
représentants sourds de 8 associations à se constituer pour
demander une étude par l’INTERGROUPE PARLEMENTAIRE EN
DIRECTION DES HANDICAPES à l’Assemblée Nationale
touchant à la Reconnaissance et l’Enseignement de et
par la L.S.F. Le 28 Novembre 1984 rencontre avec ce dernier
après la question orale du 29.06.1984 de Mr G.HAGE, son
Président.
Durant
cette année, nous avons eu des contacts suivis avec
plusieurs parlementaires de cet Intergroupe, sans
préférence pour aucun Parti car nous nous voulions
APOLITIQUES ; il faut rappeler que ce 28
Novembre, nous avons été reçus par des Députés de trois
Partis qui se sont engagés à déposer un texte de
proposition de loi en direction de la « Reconnaissance de la
L.S.F ». Il s’agissait de
l’UDF, le PS et le PC, le RPR étant retenu en
séance.
Le
dossier conséquent remis à chacun d’eux après deux
heures d’échanges grâce à la présence de deux
interprètes leur ont fait découvrir qu’une
communication était non seulement possible
« en direct » mais qu’elle pouvait être
très AISEE … en un mot, les sourds
« entendaient par leurs
yeux » et les entendants
« voyaient par leurs
oreilles ».
A
l’issue de cette réunion, il a été décidé à
l’unanimité des groupes parlementaires présents
qu’une Proposition de Loi devait être
déposée.
Cette
fulgurante démonstration du « VOULOIR » a conduit ce noyau à faire
connaître publiquement la tâche entreprise. Marches sur
Arras et Lille sous l’égide d’un front commun
qui s’appellera « MOUVEMENTS DES
SOURDS ».
D’autres ont été prévues en
Province à l’initiative entre autres de
« 2 LPE » auprès des
Préfectures.
En Mai
1985, Mr TESTU Député Membre de l’Intergroupe
Parlementaire en question, m’informe de sa décision
de présenter un texte du Projet de la Proposition de Loi
sur la « Reconnaissance de la
L.S.F » et me prie de lui communiquer
une liste d’Associations sur le plan national afin de
les convoquer pour le 26 Juin suivant ; je lui adressai 42 coordonnées à
ma connaissance.
En si peu
de temps, quelques sourds rassemblant leurs efforts ont
fait avancer de légitimes revendications plus qu’en
un siècle et ils étaient en droit de parler
d’EXIGENCES.
DU JAMAIS
VU depuis bien des décennies dans le milieu des
Sourds ; ils avaient franchi un pas
immense et fantastique avec et pour leurs frères
d’infortune.
C’est alors que cette année
là, compte tenu de l’importance des dossiers et la
longue liste de leurs signataires associatifs
« in repétita » je leur proposai de regrouper
leurs forces dans un cadre unitaire.
Le 28
Novembre 1985 naît le « MOUVEMENT DES
SOURDS. »
Pourquoi ?
La langue
« L.S.F » comme première
langue
S’il a été demandé la L.S.F
comme première langue, c’est que tout être humain dès
sa naissance communique par gestes avant de connaître le
langage qui sera le sien ; sa communication
s’affinera pour devenir paroles pour
l’entendant, et bien sûr la langue des signes
« L.S.F » pour le
sourd.
Est-il
question de supprimer, d’empêcher les premiers gestes
de l’enfant entendant – sa première
communication - ? Il doit en être de même avec
l’enfant sourd.
La L.S.F
amène le sourd à se CULTIVER en langue française ce qui lui
permettra de mieux s’exprimer dans l’oralisme.
Quand on parle de l’Académie Française, on pense
« écrivains » sachant manier la plume dans le
plus pur style avant de se faire lire leurs œuvres ou
les faire déclamer
LA
CULTURE DES SOURDS est très riche, aussi riche que la
Culture Française : leur imagination est fertile,
elle en fait des créateurs … à quel prix … au
prix de quels efforts …
Autrefois
les sourds étaient plus érudits, à présent ce n’est
pas le cas. L’absence totale de la langue des signes
dans l’enseignement (alors qu’au début du
siècle elle était utilisée par les professeurs qui
l’estimaient nécessaire bravant l’interdiction)
a fait que la majorité des sourds souffrent d’ETRE
CAPABLES DE REFLEXION, sans SAVOIR l’exprimer, ni
l’écrire, SANS SAVOIR lire la langue de notre pays le
FRANÇAIS.
Dès 1976,
la Langue des Signes tolérée retrouve peu à peu la place
qui lui est dûe ; pour preuve de nombreuses
recherches et activités se sont
développées :
- Cours de Langue des
Signes;
- Recherches Linguistiques,
élaboration d’une grammaire;
- Réalisation de
dictionnaires;
- Réalisation de bandes vidéo et de
films sur la L.S.F et en L.S.F;
- Introduction de la Langue des
Signes à la Télévision, et intérêt croissant des
Médias;
- Théâtre, centre culture, animation
… où la langue des Signes est
présente.
Depuis
quelques années, dans certaines écoles pour enfants sourds,
la langue des signes, timidement acceptée, est utilisée
comme moyen de communication et comme outil pédagogique.
Des équipes éducatives, pédagogiques, médicales et
para-médicales en difficulté dans leurs interventions
auprès d’enfants sourds, font appel à des personnes
sourdes pour les aider et il arrive également qu’ils
fassent appel à une personne entendante connaissant
parfaitement bien la langue des signes pour être elle-même
fille de parents sourds et possédant la
« L.S.F ».
(exemple entre autres vivant dans la région méditerranéenne
de la France). Tout cela se traduit par une prise de
conscience et un regain d’activité de la population
sourde.
IDENTITE
Il faut
que l’enfant sourd sortant des Ecoles soit un HOMME
ACCOMPLI, autrement dit, soit sur le même pied
d’égalité qu’un entendant AVEC SA
DIFFERENCE : UN CITOYEN FRANÇAIS A PART
ENTIERE.
Toutes
les réalisations précitées permettront une réelle
participation des personnes sourdes à la vie sociale,
culturelle, économique et politique de notre
pays.
Et
puisque nous parlons d’Ecole, un grand mot fait bien
peur : « INTEGRATION ».
Nous nous
devons de préciser que lorsque nous proclamons
« Non à l’intégration scolaire
en milieu ordinaire » nous ajoutons : « …telle qu’elle est
conçue, à savoir l’insertion de jeunes sourds dans
une classe au milieu d’entendants sous le prétexte
qu’ils sont appareillés. L’expérience a prouvé
que ces quelques « privilégiés » (aux yeux de leurs parents ou
même enseignants) se trouvaient bloqués dans le cycle
secondaire, et faisaient marche arrière en
s’inscrivant dans les écoles enseignant des jeunes
sourds (voire Cours MORVAN – jusqu’au BAC
quoiqu’oraliste en son temps).
Il faut
aussi bien comprendre que nous laissons le libre choix aux
parents comme l’indique l’Art. 3 de la
proposition de loi de Mr G.HAGE :
- l’enseignement de la L.S.F
et l’enseignement par la L.S.F, à titre de première
langue avec le français écrit et oral, est FACULTATIF,
OPTIONNEL et de DROIT, de la maternelle à
l’université
- Il incombe à l’Etat de
mettre en oeuvre les moyens de répondre aux demandes en
ce sens des
personnes sourdes et malentendantes et des familles
concernées.
INTERPRETARIAT
Pourquoi
faisons-nous appel aux enfants entendants de parents sourds
à venir nous rejoindre dans le Mouvement des
Sourds ?
Les
enfants de cette particularité ont été tout naturellement
les Interprètes de leurs parents et donc trop souvent mêlés
à des problèmes d’ adultes ; leur contexte de vie n’a
jamais pu être celui des autres enfants. C’est
pourquoi nous demandons qu’il soit donné à
l’Interprétariat en L.S.F de remplir son rôle afin de
« libérer » l’enfant et de le laisser
grandir comme il se doit.
NOS
ACTIONS
Faire
aboutir le texte de proposition de loi tendant à la
reconnaissance de la L.S.F.
Dans
l’immédiat : Création d’un corps
d’Interprètes en L.S.F doté d’un statu
déterminé par décret (Art. 8 – Proposition de loi de
Mr G.HAGE). Nous le préconisons DANS TOUS LES SERVICES
PUBLICS.
Mr TESTU député, chargé par le
Premier Ministre, a fait un rapport à ce sujet dans les
« Activités ordinaires de culture,
sport et loisirs des jeunes handicapés ». Nous avons compté suivre ce
projet de près.
En ce qui
concerne la Télévision, les nombreuses démarches réitérées
en particulier pour une traduction en L.S.F, auprès de la
Haute Autorité Audiovisuelle et M.G. FILLIOUD, restées sans
réponse, nous ont poussé à intervenir une fois de plus
auprès des Parlementaires.
Il faut
comprendre que lorsque les sourds se trouvent comme tout
français dans une période politico-sociale brûlante, ils
sont amenés à se prononcer par le vote. Les sourds
eux-mêmes réclament le droit d’ « écouter » ce qui se dit et si nous ne
renions pas le sous-titrage, nous pouvons dire qu’il
ne suffira pas pour beaucoup d’entr’eux à tout
saisir.
Nous
avons donc prié les Parlementaires en ce sens. Mr TESTU a
proposé dans son rapport « La traduction en langue des signes
des discours du Chef de l’Etat et du Premier Ministre
sera assurée lors des émissions
télévisées ».
Le 29
Novembre 1985, Mr G.HAGE a présenté une question N° 917 au
Gouvernement et a pu l’exposer à l’Assemblée
Nationale. La réponse du Secrétaire d’Etat Mr
FRANCESHI, ordinairement chargé auprès du Ministre des
Affaires Sociales et de la Solidarité Nationale des
Retraités et des Personnes âgées n’est pas
satisfaisante.
Nous
aurions pu penser que la réponse aurait été formulée par le
Secrétaire d’Etat à la Communication …
Quoiqu’il en soit chacun en restera seul juge se
réservant de ne pas apprécier cette nouvelle
indifférence ; un courrier circonstancié a été
adressé à Mr FILLIOUD, Secrétaire d’Etat, Mr COTTA de
la Haute Autorité et aux différents groupes
politiques. Nous tenons néanmoins à remercier
d’ores et déjà Mr G.HAGE pour son intervention à la
Chambre des Députés très claire et très
judicieuse.
Nous
appuyant sur la déclaration de François MITTERAND,
Président de la République : « Les Handicapés auront la place qui
leur est dûe dans la société : le travail , l’éducation, le logement,
les transports, les loisirs et l’accès à la culture
seront adaptés à leurs contraintes
particulières », et sur la déclaration des
Droits de l’Homme (Art. 1) Les Hommes naissent égaux
en droits, et celle de la Fédération Mondiale des Sourds du
05 Août 1971 : « Les sourds doivent pouvoir jouir
effectivement des droits universels reconnus aux autres
membres de la famille humaine par la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme, par celle Mondiale
de la Santé, de l’organisation des Nations Unies pour
l’éducation, la science et la culture et
l’Organisation Internationale du
Travail »,
nous nous sommes renforcés dans la
pensée de continuer les Marches, et de préparer la GRANDE
MARCHE SUR PARIS qui sera d’un caractère national.
Elle a eu pour but de faire prendre conscience au
Gouvernement que nous sommes déterminés à agir tant que la
« RECONNAISSANCE DE LA
L.S.F » objet de la proposition de loi
ne sera pas mise à l’Ordre du Jour, ni passée en
discussions à l’Assemblée
Nationale.
La date
en était fixée au 1er Février 1986
En
direction de l’HOTEL MATIGNON.
C’ETAIT EN 1985
….
CES PREMIERES ACTIONS DONNAIENT
L’IMAGE DE L’ORIENTATION de la NAISSANCE du
MOUVEMENT DES SOURDS.
En 1987
…. jaillit le « Mouvement des Sourds de
France ».
Des
innombrables interventions auprès des Parlementaires, plus
largement auprès des Pouvoirs Publics ont abouti depuis. La
Loi de 1991 sur l’Enseignement avec son libre choix
dans ses modes de communication, implique la continuité de
la lutte pour que la RECONNAISSANCE DE LA L.S.F soit prise
en compte, non pas ponctuellement, mais
DEFINITIVEMENT.
Autre
point acquis très important, l’accès au cursus
universitaire par les jeunes sourds ayant obtenu un BAC au
sortir des Instituts. La lutte aura été longue. Abordant ce
3ème Millénaire, « IL RESTE ENCORE BEAUCOUP A
FAIRE » (dixit dans les conclusions de
L.MOREL au Congrès International des S.M. à ROME –
19-23/09/1951).
Lucien
MOREL 1898-1966 Décoré de la Légion d’honneur pour
faits de résistance durant la guerre
1939/1945.
Lucien
MARCHEGUET 1909-1992 Chevalier de
l’Ordre National du Mérite –
inlassable dévoué à la cause des Sourds, Membre de la
Société Centrale d’Education et d’Assistance
pour les Sourds-Muets en France, un Militant avec Lucien
MOREL.
Projet de
Loi du Député G.HAGE sur le Projet de Loi des Finances pour
1985 N°2366.
AL.S.F
– 2LPE – CSCS VINCENNES – ASSOCIATION
ANCIENS ELEVES d’Asnières, St Jacques,
Bourg-la-Reine, Arras et Picardie.